Les nouveaux usages en matière de Télétravail doivent être soutenus par des solutions technologiques qui permettent d'être flexible pour un coût abordable. Cloud computing, virtualisation, VoIP, plateforme collaborative, les outils open source existent pour soutenir le développement des pratiques distanciels en matière de travail.

 

Le « télétravail » désigne de manière générale toutes les formes de « travail à distance », c'est-à-dire les formes d'organisation et/ou de réalisation du travail rendues possibles hors de la classique unité de temps et de lieu, par les moyens de télécommunication et l'Internet dans le cadre d'une prestation de service ou d'une relation d'emploi contractualisée.Le télétravailleur est salarié d'une entreprise ou travaille pour son propre compte. C'est une différence fondamentale.

 

Le télétravailleur salarié peut travailler dans 3 contextes : L'entreprise propose le télétravail au salarié, le salarié propose le télétravail à son entreprise et l'entreprise recrute un télétravailleur expérimenté. La deuxième étape consiste en la façon de télétravailler en étant salarié d'une entreprise. 3 cas sont possibles:

 

  • Sédentaire : Le télétravail sédentaire se réalisera de façon permanente depuis le domicile privé du télétravailleur, depuis un bureau satellite de l'employeur, depuis un télécentre ou un télespace. Ceci pour le lieu en dehors des locaux de l'entreprise.

  • Alterné ou pendulaire: Le télétravail alterné ou télépendulaire consiste à opter pour une organisation qui repose sur le fait que la personne télétravaille quelques jours en dehors des locaux de l'entreprise et le reste du temps, dans les locaux de l'entreprise.

  • Nomade : Enfin le télétravail nomade est généralement celui des commerciaux qui n'ont plus systématiquement à revenir au bureau dans l'entreprise pour y effectuer leurs tâches administratives et comptables.

     

Ainsi, le télétravailleur salarié doit faire des choix complémentaires : une forme de télétravail et un lieu de télétravail.

 

A l'opposé, le télétravailleur indépendant fera lui-même ses choix d'organisation. Il choisira de travailler chez lui en permanence, ou d'opter pour louer un espace dans un télécentre de façon fixe ou non. Ces choix d'organisation ne regardent que lui.

 

La France compte environ 10 ans de retard en matière de développement du télétravail, en comparaison avec les principaux pays de l'OCDE. Dans les pays scandinaves et anglo-saxons notamment, il concerne déjà deux à trois fois plus de salariés. C'est dans le secteur de l'administration que ce retard apparaît le plus marqué. En 2007, la France comptait 8,4 % de télétravailleurs. À la même époque, la Finlande en dénombrait 32, 4 %, les États-Unis 27,6 %, la Suède 26,8 %, et l'Allemagne 18,8 %. Dans les secteurs des services en technologies de l'information et de la communication et des services financiers, une entreprise sur deux pratique le télétravail pour au moins une partie de ses salariés. On dénombrait une trentaine de télécentres en France en 2009. Près de la moitié des télétravailleurs à domicile sont ingénieurs ou cadres, et un tiers sont des professions intermédiaires. Les cadres et les professions intermédiaires travaillent à distance entre 25 % et 75 % de leur temps de travail, soit entre 1 et 4 jours par semaine. 90 % des télétravailleurs nomades (qui utilisent les TIC dans leurs déplacements, à la maison ou chez leurs clients) sont en CDI à temps plein. Selon la DARES, Le télétravail pourrait concerner 40 à 50 % des emplois dans les dix ans à venir.

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